Hallo Kosmo, ici Eupen, Talentris Talentris.be musicien, chanteur, chanteuses, musiciens, formation musiciens

L'actualité du secteur musical   En cliquant sur l icone, vous accèderez au flux RSS Actualité de Talentris.be En cliquant sur l icone, vous accèderez au flux RSS Actualité de Talentris.be
Voir toute l'actualitéAjouter votre information

Hallo Kosmo, ici Eupen (19-01-2010)

Daniel Offermann (Girls in Hawaii) vient défendre le 2e opus de son propre groupe, au Bota ce samedi. Rencontre, dans sa ville, avec un artiste attachant.
Une rythmique bien enlevée, une voix au vocoder qui lâche ce refrain “Mach dich frei von der Rockpolizei” : “Libère-toi de la police du rock.” Avant d’énumérer ceux qui ont brûlé la vie par les deux bouts, sinon connu une fin tragique : “Sid Vicious, Gram Parsons, Buddy Holly, Johnny Cash, Cliff Burton, Jimi Hendrix, Ian Curtis...” “C’est d’abord une chanson dansante”, recadre Daniel Offermann, l’auteur de cette bombinette rock vintage, titre phare de l’album “Kazablanka”.

“Après, il y a cette question : faut-il se détruire ou mourir jeune pour être un vrai musicien ?” Drôle de dogme, sourcille le musicien eupenois qui, à 27 ans, doit bien constater qu’il n’est ni mort, ni défoncé à la coke, et marmonne un truc en allemand avant de tenter, en français : “On peut brûler sans cramer, non ?”. “I try to do my best/ to forget my happiness”, chante-t-il ailleurs, de sa voix grave rappelant celle de Beck, “I try to be depressed/just like those postrocksingers are/ : sad, sad, sad”.

Mais là encore, il déroge aux lois du genre. “Ça me casse les c... cet amalgame entre déprimé et profond, pas déprimé donc léger. Un peu facile. On peut avoir des trucs à dire, même sérieux ou tristes, sans donner envie de se suicider”, explique-t-il, en sirotant une “Bionade“, attablé dans une épicerie de produits régionaux.

Nous sommes à Eupen, la ville de Daniel Offermann, celle où il est né (Kettenis pour être précis), où il veut être enterré, et où il vit. Fût-elle éloignée de Bruxelles, des grandes salles et du QG des Girls in Hawaii où il tient la basse ; et fût-elle davantage terre d’harmonies et de chorales que de rock.

Autour de nous, en cours de rénovation, se dresse l’ancien abattoir, bel ensemble de style prussien, destiné à accueillir le futur centre culturel du nord de la Communauté germanophone. “Pour la première fois, on va avoir une salle bien équipée pour les concerts, polyvalente, et dédiée à la culture, se réjouit Daniel Offermann, et des salles des répétition pour des groupes de rock. Cela manquait.” Saint-Vith, de son côté, vient d’ouvrir un grand centre culturel.

Les choses bougent. Un groupe d’artistes revendique, par ailleurs, une aide aux artistes plus structurée. En sachant que les choses ne sont pas simples dans une Communauté de 71 000 habitants : “Il n’y a pas 35 cinéastes par an entre lesquels choisir...” .

Simple, accessible, modeste, terre-à-terre, fonceur, Daniel Offermann échappe à une série de clichés collant au monde de la musique et des stars. On dit de lui qu’il est un ovni. Son premier album solo, sous le nom d’Hallo Kosmo, paru en 2007 (et passé à peu près inaperçu), a largement forgé cette image. “Autobahnhotel” était un bric-à-brac psyché-électro-hip-pop chanté en allemand, composé ici et là, sur son portable, pendant la tournée avec les “Girls” – “je ne sais pas rester des heures sans rien faire en backstage, je deviens fou”.

“Kazablanka”, son second album qu’il défendra ce samedi au Botanique avant sa sortie à la mi-février, navigue dans des strates plus “pro” et plus accessibles. Soit un melting pop, plutôt joyeux et direct, lorgnant ici vers Beck période “Odelay”, là vers Gorillaz, ou encore vers Telex.

Un opus largement chanté en anglais, cette fois, et porté par le groupe à part entière qu’est devenu Hallo Kosmo : Fabrice Detry (Austin Lace), François Gustin (ex-Tellers, ex-Legoparty), Denis Wielemans (Girls in Hawaii) et Daniel Offermann. Un objet musical hétéroclite, décomplexé et non dénué d’humour, à l’image de son créateur.

Ovni, disait-on. “Venant de la Communauté germanophone, je parais un peu exotique : aux Allemands comme aux Belges, je dois toujours expliquer d’où je viens”, sourit-il. Mais de cette origine, il a tiré plusieurs atouts, observe-t-il : le bilinguisme, un bagage pluriculturel, le fait de garder les pieds sur terre – il a tenu à boucler ses études en communication sociale –, voire de “ne pas aimer perdre de temps”, et cette capacité à “relativiser les “hype”. “Peu de gens, ici, sont au courant de ce que font Girls in Hawaii et Ghinzu. On ne capte pas Pure FM”, explique-t-il.

Son propre bagage musical est surtout venu d’Allemagne dans un premier temps. “Après tu découvres autre chose en allant étudier ailleurs.” “A 18 ans, je n’avais qu’une envie, quitter Eupen. Je pensais que tout le monde était plus ouvert à Bruxelles. Or j’ai constaté qu’il n’y a rien de plus provincial qu’avoir peur de l’être.” Une période où il a dû paraître “exotique”, déjà : “Mon premier groupe, à 14 ans, c’était du rap en allemand ; j’étais persuadé que les groupes à guitares, c’était dépassé ; et j’écoutais de l’électro expérimentale, le label Warp, Aphex Twin, Boards of Canada.” Assez loin de la pop atmosphérique de Girls in Hawaii, de fait. Mais la dualité “Girls”/Hallo Kosmo, y compris dans le processus de création, est source d’échange d’expériences et d’enrichissement mutuel, se réjouit-il. Sans compter que le relatif succès des premiers aide à faire connaître le second.

Et puis, “via les Girls, je suis dans le milieu, mais je ne suis pas tous les week-ends dans les soirées bruxelloises”, apprécise l’Eupenois, heureux de retrouver sa ville et les forêts qui l’entourent. Aux soirées parisiennes, de toute façon, il préfère son “Pigalle”.

Un café eupenois à la déco kitsch où se presse la jeunesse. “Il y a parfois des concerts et, trois fois par semaine, des DJ. C’est là que j’ai reçu mon éducation musicale ; ils me prêtaient des CD. J’y ai découvert Red Snapper.” Il y a aussi ce café traditionnel, le Haeserhof, où “les vieux jouent aux cartes et le patron passe du jazz. Thelonious Monk est mon dieu”, avoue Daniel Offermann. “Ce n’est pas le plus grand virtuose, mais il a ce jeu très percussif, il joue avec tout son corps, et il y a une touche d’humour dans ce qu’il fait.” Idem pour Hallo Kosmo, un humour décalé en l’occurrence, il suffit d’écouter le morceau caché dans l’album ou visionner les vidéos annonçant l’album (www.myspace.com/hallokosmo) pour s’en convaincre.

A un jet de pierre du centre d’Eupen, il y a encore “la vieille fabrique”, commme on l’appelle ici, reconvertie en logements pour artistes, notamment. C’est là que vit celui qui a donné “le goût du vinyle” à Daniel Offermann et co-fondé Meakusma, label electro pointu mais reconnu : Martin Sauer.

C’est ici, aussi, qu’il a croisé Juba, qui prête sa belle voix au titre hip hop “Money People” et dont il sait pourtant bien peu de choses : Américain, 35 ans, il voyage autour du monde avec sa musique. “Il a atterri ici via le pote d’un pote. Il a accepté d’enregistrer le titre, trois jours après il est reparti, et depuis, je n’ai plus de nouvelles. J’aime l’idée d’avoir fixé sur l’album une telle rencontre”, indique l’artiste eupenois. Qui tenait à ce que “Kazablanka” reflète l’esprit dans lequel il a été conçu : simple et spontané. Ainsi avait-il soumis l’enregistrement de la chanson “Trust”, à Gand avec An Pierlé et Koen Gisen, à une contrainte de temps : un jour maximum.

Le musicien (Telex) et ingénieur du son Dan Lacksman, qui a mixé deux titres et rencontré Daniel Offermann à cette occasion, est, en tout cas, sous le charme. “Il est chaleureux, modeste, sensible, bref humain. Cela se ressent artistiquement dans Hallo Kosmo : c’est très varié, pas cliché, il y a un second degré, une dérision... Un petit goût de Telex peut-être ? Bref, j’adore.”

Au public de se faire une idée, en concert dans l’immédiat. Hallo Kosmo, ce 16 janvier au Bota. “Kazablanka”, un CD 62TV Records, sortie le 15 février. Daniel Offermann (le grand bleu) : “Je suis toujours un peu exotique aux yeux des gens.”

Lire la suite
Provenance : LLB (Hallo Kosmo, ici Eupen)





>  Plastic Bertrand n'est pas l'interprète original de "Ça plane pour moi"
>  Fin des Francopholies de Spa 2010
>  Les Stones prépareraient une dernière tournée
>  La 22e édition du Dour festival s’est achevée hier
>  A Dinant, où le jazz est chez lui
>  Déjà 15.000 campeurs au Dour Festival
>  La plaine envahie de machines à tubes
>  Bon Jovi dans la douleur
>  Tempête soul et éclairs Roussel sur les Ardentes 2010
>  TW Classic a débuté devant "seulement" 30.000 spectateurs
>  Les Ardentes 2010
>  Werchter, plus rock que jamais
>  Comblain le jazz
>  Du 8 au 17 juillet, le Festival musical de Namur ouvrira le Festival de Wallonie
>  Couleur Café a annulé la venue du chanteur homophobe Beenie Man
>  Le grand ramdam de Couleur Café
>  Près de 220 concerts aux Francos
>  Kirk Goldlight fait un concert remarqué durant la Fête de la Musique 2010
>  Les artistes utilisent plus intensivement leur cerveau que les autres
>  Jamie Cullum explose à Forest
>  Batteur disjoncté fait un malheur sur YouTube
>  Fête de la Musique du jeudi 17 au lundi 21 juin
>  Beezik le téléchargement mp3 gratuit et légal
>  Denis Wielemans, batteur des Girls in Hawaii, est décédé ce dimanche
>  ort à 38 ans du bassiste du groupe d'heavy metal américain Slipknot
>  Téléchargez gratuitement la Compilation Numérique LYbertY
>  Auryn, une voix vernale qui sort de l’hiver
>  K’s Choice de retour
>  Ceili Moss donne un avant-goût de son prochain album
>  Un plan de relance pour l’industrie musicale
>  Droits d’auteur Les sociétés agréées brassent des millions d’euros
>  Les sociétés de droits d’auteurs tardent à payer les artistes
>  La Sabam doit encore 480 millions aux artistes
>  ARTE lance un site pour aider artistes et acteurs culturels
>  Studios d’Abbey Road à vendre
>  Paul Weller le 17 mai à l'Ancienne Belgique
>  Doug Fieger, le chanteur de “My Sharona”, est mort
>  Les nouveaux stages de batteries et guitares
>  Groove Armada le 6 mars à l'Ancienne Belgique
>  Grace Jones le 15 avril au Lotto Arena
>  Gagnez des tickets pour le concert de Dave Matthews Bandà Anvers
>  Concours de la Biennale de la chanson française 2010, appel à candidatures
>  Les concerts de février au Magasin 4
>  La Boutik Rock fête ses 10 ans
>  Premier album solo pour le chanteur de Ceili Moss
>  Daan, le Belge plus téléchargé légalement en 2009
>  Que voulez-vous entendre au festival de Dour 2010
>  Charlotte Gainsbourg et Benjamin Biolay favoris des Victoires de la musique
>  Festival Nouvelle Vague est à sa 7ième édition
>  Depeche Mode poursuit son “Tour de l’Univers”


traktor_kontrol_x1
agenda des concerts
 
eslacademix
 
Sheet Music
  Nederlands
  English
Présentation  |  Partenariat  | Votre Publicité  | Créer lien  | Légal  | Avertissement  | Sitemap  | Contact  | RSS
Hallo Kosmo, ici Eupen Talentris Talentris.be musicien, chanteur, chanteuses, musiciens, formation musiciens